Leur activité est telle, qu'en 1549, les États du Comtat s'alarment du déboisement[a 49]. Le 8 septembre 1943, la capitulation de l'Italie fasciste amène le retrait de Provence de sa IVe Armée. Depuis deux millions d'années, durant le Quaternaire, la surrection de rides et le creusement du réseau hydrographique se poursuivent[a 11]. Ce cheptel subdivisé en petits troupeaux, ou trenteniers, est placé sous la garde de jeunes bergers dont un bon nombre sont issus des hospices d'Avignon et de Carpentras[a 70]. La partie sommitale du mont Ventoux est couverte d'éboulis calcaires, ce qui peut faire penser vu de loin qu'il y a de la neige à son sommet toute l'année. Il n'existe qu'une seule espèce décrite et seulement dans sa partie postérieure (tronc et queue) qui seule a été retrouvée[111]. Enfin le troisième, dit la Grande Muraille, comporte une vingtaine de grandes voies. Cette conjugaison est à l'origine de la richesse de sa flore (400 genres floristiques pour plus de 1 000 espèces de plantes sur cinq étages de végétation observés) et de sa faune (dont plus de 100 espèces d'oiseaux). Il constitue la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan. La forte densité de ces villages a contraint les gens à vivre dans des maisons exiguës, organisées en hauteur. Ce qui a déclenché le renouveau des fêtes votives et du vin, un engouement pour les marchés paysans et les manifestations traditionnelles des villages. Découvert à Javols, capitale du pays gabale, il est le témoin d'un commerce entre les négociants en vin de Nîmes qui venaient dans le haut pays s'approvisionner de fûts en châtaigniers[61]. Les façades étaient généralement recouvertes d'un mortier de chaux[44]. Ces miels bénéficient d'une IGP « Miel de Provence » depuis 2005[a 73]. On peut considérer trois principales sortes de tourisme sur le mont Ventoux. Deux tuileries fonctionnaient à Beaumes-de-Venise, une au Crestet et la fabrique de Lancieu à Gigondas, travailla jusqu'au milieu du XXe siècle[98]. Des Avignonnais, dont Maître Perrinet Parpaille qui eut un fils avec sa servante, se réfugièrent à Beaumes. Les fouilles qui ont permis de retrouver la tombe d'Epyminia, une chrétienne du Ve siècle, suggèrent que la première construction pourrait remonter au VIIe siècle et peut-être même au VIe siècle. Depuis, entre Sault et le chalet Reynard, de nouvelles espèces de sapins ont été acclimatées, dont le sapin de Céphalonie, le sapin de Nordmann et le sapin d'Andalousie. ». Cet ultime écosystème se poursuit jusqu'à la calotte sommitale du Ventoux en passant par un couvert sylvestre dégradé où règne le genévrier. [a 64]. La seconde se trouve à Monieux. Dans les Dentelles de Montmirail, comme sur tout le pourtour de la Méditerranée, la culture en terrasses est une très ancienne pratique agricole. À cause sans doute de sa puissance, presque trop forte, qui confine parfois à la violence, certains d'entre eux prennent des distances, ou même ignorent cet environnement. Ce dernier relate cet évènement en ces mots : « Nous vîmes le soleil surgir, tel un superbe roi de gloire, entre les cimes éblouissantes des Alpes couvertes de neige »[40]. Cette compression pyrénéo-provençale se termine à la fin de l'Éocène. Il publie ses résultats, en 1782, dans Histoire naturelle de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans les règnes végétal, minéral, animal et géoponique[34]. La présence des grands ongulés est récente car essentiellement liée au reboisement des pentes du Ventoux[a 32]. Les coléoptères sont représentés par la cétoine dorée et par le genre Trichodes, les criquets par l'œdipode turquoise et l'œdipode à ailes rouges[a 42]. Et c'est au cours des années 1920 qu'il y a une véritable fièvre de plantation. Creusées par des baumeurs et surveillées par des fontainiers, outre l'irrigation, elles alimentaient fontaines publiques et lavoirs. Isabelle Scheibli analyse : « Ceux-ci sont tout particulièrement sensibles à l'étonnante beauté du paysage qui les accompagne et les nourrit de sa présence. Les deux derniers dictons sortent de ce schéma traditionnel. Habitant à Avignon et fasciné par cette montagne, il décide, après une déception amoureuse, de la gravir. Le peloton franchit pour la première fois le Ventoux en 1951 au cours de l'étape Montpellier-Avignon. Sur le versant nord du mont Ventoux, au pied du mont Serein culminant à 1 445 m d'altitude, se trouve une station de ski installée depuis le milieu des années 1920. Le seul marché physique au monde des plants greffés se tient toujours chaque vendredi à Carpentras de novembre à mars et fixe les cours du marché international[54]. C'est le cas aussi à Suzette avec en prime une vue sur les contreforts du Ventoux et sur le Luberon barrant l'horizon. Le GR 91 propose une option de contournement par l'ouest, en suivant le Toulourenc au nord du sommet, jusqu'à Malaucène puis en s'orientant franchement vers le sud. Une quarantaine d'ateliers est proposée, allant du jazz à Mozart en passant par la musique cubaine ou la polyphonie de la Renaissance. Nombreuses sont les espèces protégées ; certaines, très rares, ne se rencontrent que sur le Ventoux. Elle fut rejointe par cinq jeunes filles nobles[62]. Derniers chiffres du Coronavirus issus du CSSE 20/02/2021 pour le pays France. Les professionnels apprécient dans ce site, l'orientation variée des différentes falaises toujours praticables en fonction de la météo. Ce n'est pas l'opinion de Pierre Dubrunquez, préfacier de, Pierre Valétariis, constructeur de la chapelle sommitale du Ventoux, resta sur le siège épiscopal de Carpentras de, C'est ce même César de Vervins qui fait édifier, près du sommet, la. Une de ces menses était le Bois des Dames, qui devait son nom aux chênes verts qui couvraient ce lieu. Le décret est modifié en 1980 et 1994. Il existe plusieurs sites remarquables[4] : Ce massif de 5 000 hectares[2], possède, dans sa partie nord, de lourdes croupes peu plissées qui s'affaissent doucement vers l'Ouvèze. Le Groseau, ainsi nommé d'après le nom du dieu celte Grasélos et des nymphes Grasélides, est un ensemble de sources pérennes jaillissant à flanc de rocher. En 1988 et 1989, la ville de Bédoin propose une troisième et quatrième édition, la course se déroulant sur 21,600 km. Le marché se déroule à Malaucène sur le cours des Isnards tous les mercredis dans la matinée. Le premier est la Dent Hadamard dont la plupart des 35 voies en face sud sont très fréquentées car plus techniques qu'athlétiques (35-50 mètres, 5b-7a). Un objectif domine dans tous les contacts, la découverte du terroir avec une approche toute particulière pour le vin sous ses aspects culturel et humain. Elles forment des dalles rocheuses du Jurassique . Cette œuvre fait partie des collections du Metropolitan Museum of Art de New York[a 88]. Cette essence couvre aujourd'hui 2 000 hectares et se régénère naturellement grâce à la dissémination des graines par le vent[a 47]. Considéré par les professionnels comme un modèle de forum provençal[95], le marché propose en saison les fameuses cerises du Ventoux, « blanches », « burlats » ou « cœur de pigeon », ainsi que des asperges issues des sables de la plaine de Vaison-la-Romaine ou des abricots du Barroux et de Beaumont-du-Ventoux[96]. C'est toute une économie qui repose sur le secteur de la vigne et du vin en générant plus de la moitié des emplois agricoles. Sa construction a été décidée en 1931 pour desservir la station de ski[a 4]. À Beaumes, le dernier établissement thermal ferma au début du XXe siècle. Les fragments de poteries trouvés sur l'oppidum vont de cette poterie grossière et indigène à de la poterie grecque, campanienne et gallo-romaine[52]. Dans le massif et son piémont, existent toujours d'anciennes restanques qui structurent les coteaux et sculptent le paysage. Elle est subdivisée en trois sites d'escalade. En 1719, ce sont 22 tonnes qui parviennent à Montpellier, soit, avec une perte estimée à 50 %, 45 tonnes qui sont parties du Ventoux. La catastrophe du 22 septembre 1992 a été tragiquement ressentie avec la crue de la Salette qui a fait des morts. Les traces de charbon de bois montrent qu'il est, depuis des siècles, à l'origine des premiers déboisements, afin de développer le pastoralisme. La première en date est celle du Paty, sur la commune de Caromb. Il appartient à l'ordre des crocodylomorphes et ses restes fossiles ont été trouvés dans le massif, sur la commune de Gigondas. Les charbonniers se sont installés dans le massif dès le Moyen Âge. Les Dentelles forment un grand arc montagneux qui s'étend de l'Ouvèze au mont Ventoux. C'est l'étang du Bourget qui a été créé en 1965 afin de permettre l'alimentation en eau des travaux d'installation de la base militaire d'Albion. Une mention spéciale doit être faite pour le crapaud à couteau ou pélobate cultripède, espèce rarissime, dont le département de Vaucluse est l'un des derniers refuges[a 41]. La ville de Carpentras a honoré Pierre de Champeville (1885-1950) en donnant son nom à l'un de ses squares, la plaque commémorative célèbre en lui « l'apôtre du Ventoux ». Charly Gaul en 1958, Raymond Poulidor en 1965, Eddy Merckx en 1970, Bernard Thévenet en 1972, Jean-François Bernard en 1987, Eros Poli en 1994, Marco Pantani en 2000, Richard Virenque en 2002, Juan Manuel Gárate en 2009 et Christopher Froome en 2013 s'y sont notamment illustrés. D'eici, d'eila, se rout e pendoulo estrassado[75]. Ce tricholome, typique de cette région, se consomme généralement à la persillade, en omelette ou en accompagnement d'un gigot d'agneau[a 75]. Cette mer peu profonde pénètre dans l'actuelle vallée du Rhône et, durant 20 millions d'années, dépose des sédiments tandis que le mont Ventoux, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon forment des îles[12]. Sa salle, surnommée Fracasse, a été construite en 1986, elle est depuis 2003 au service de l'éducation populaire et des pratiques artistiques. La plantation d'arbres à feuillage caduc au sud des maisons était une pratique constante. Ils furent installés à la ferme Blémont, près de Sablet et dans le vallon de Prébayon[80]. Il se cantonne dans le Ventoux, les monts de Vaucluse et le Luberon[a 33]. La première est organisée en 1908 par l'Union sportive de Carpentras. Quant au Trignon, lors de l'un de ses débordements, il provoqua la destruction du monastère de Prébayon bâti sur ses rives[11]. Les dentelles de Montmirail englobent plusieurs communes, sur tout ou partie de leur superficie. La cédraie de Bédoin (98 hectares) est le résultat d'une opération de reboisement particulièrement réussie. Le lien établi entre ces créateurs et le pays qui les entoure est un jeu subtil, très révélateur du grand mystère de la création artistique, « Au sommet du mont, parmi les cailloux, les trompettes de terre cuite des hommes des vieilles gelées blanches pépiaient comme de petits aigles. Il joua un grand rôle dans l'histoire du protestantisme et c'est à cause de lui que les huguenots furent surnommés parpaillots[79] ». Le vent est supérieur à 90 km/h les deux tiers de l'année et au sommet, il souffle en moyenne pendant 240 jours, soit deux jours sur trois[a 25]. Quant à Jean-Henri Fabre, qui a effectué 25 ascensions[74] et décrit scientifiquement lieux et plantes[39], il n'a pas manqué de célébrer Lou Ventour dans un poème dont voici les premières strophes : L'ivèr fini, quand lou vanèu Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[16]. Au nord de la crête du Saint-Amand et de la Grande Montagne, dans la partie septentrionale, la végétation se modifie et ses chênaies abritent quelques espèces rares en région méditerranéenne. C'est une grande boucle d'environ vingt-huit kilomètres au départ de Beaumes-de-Venise en direction de Gigondas via Notre-Dame d'Aubune. Réservez en toute sérénité pour 2 nuits ou une semaine : Aucun pré-paiement demandé, annulation gratuite et ménage de départ inclus dans le tarif. Lors de l'apparition du phylloxéra au milieu des années 1860, si le département de Vaucluse est l'un des premiers départements touchés, la profession viticole se rend vite compte que sur le piémont du Ventoux des communes comme Bédoin, Mormoiron, Flassan et Caromb ont vu leurs vignes préservées[54]. La D 40, ou route du Toulourenc, a été tracée dès le XVIIIe siècle. Après Gigondas, le col du Cayron et la tour sarrasine, elle retourne vers Beaumes par Suzette[121]. Il fut donc décidé d'aménager un point de captage à Cassan et d'installer une conduite jusqu'aux habitations. Après quelques fléchages à bien repérer, elle aboutit à Gigondas où une route vicinale conduit vers Séguret pour reprendre le GR. Le docteur Hyacinthe Chobaud, qui a rendu compte de cette découverte et en a fait la description, explique que ce dépôt votif a été fait par une antique civilisation pastorale pour conjurer les effets du « maître vent », surnom donné au mistral en Provence. Les flancs de la montagne constituent un immense espace pastoral de 25 000 hectares[44]. Le sentier redescend par la crête vers l'est, en passant par le col des Tempêtes et le col de la Frache, puis en direction du sud-est jusqu'à Sault. Certains lieux sont spécialisés comme la place du 11-Novembre avec les pépiniéristes et les jardineries, le cours Henri-Fabre avec les brocanteurs, la place François-Cévert fait la part belle aux produits du terroir avec quarante producteurs locaux qui proposent des fruits et légumes de saison. S'y retrouvent aussi pouillot véloce et pouillot de Bonelli, roitelet huppé et roitelet triple-bandeau, pipit des arbres, fauvette à tête noire et rouge-gorge. Quant à Frédéric Mistral, dans son poème Calendau[47], édité en 1867, il narre les aventures de son héros descendant le long du Rocher du Cire pour aller récolter le miel des ruches sauvages. Au début du XXIe siècle, dans un abri souterrain au col des Tempêtes, a été mis hors-service le réseau de transmission hertzien affecté aux missiles de la force stratégique du plateau d'Albion[a 61]. Son histoire avait commencé en 1859 alors qu'il appartenait au marquis de Gaudemaris, qui possédait toute la partie basse du village. De huit, les fours passèrent à un seul, celui de Malaucène, au début du XIXe siècle, et subsista la seule mine de gypse du Paty au Barroux[99]. Vous découvrirez aussi ses spécialité culinaires et ses merveilleuses randonnées. Ce gigantesque « bulldozer » calcaire est le responsable du ridement et du plissement du massif des Baronnies essentiellement marneux[a 9]. En outre, le vent peut être très violent et le mistral souffle pratiquement la moitié de l'année. Il a été construit en pierres de taille et mesure 80 mètres sur sa partie supérieure, 20 mètres de haut et a une épaisseur de 6 à 7 m. Sa capacité de retenue est de 120 000 m3[a 19]. En l'an 2000, le chiffre est resté identique mais avec seulement 28 troupeaux répartis sur les territoires des communes de Monieux, Sault, Aurel, Montbrun et Bédoin. Convaincu de vouloir livrer la ville d'Avignon aux Calvinistes, Perrinet fut arrêté à Bourg-Saint-Andéol alors qu'il était de retour de Lyon, où il venait de vendre les ornements des églises d'Orange[75],[74]. Une première prise de conscience pour un nécessaire reboisement a lieu en 1840 au niveau municipal. Une végétation de plus en plus clairsemée attire ensuite le traquet motteux, la linotte mélodieuse, le pipit rousseline et le pipit spioncelle[a 38]. Si cet oronyme est passé dans la langue provençale sans grand changement, il n'en est pas de même de son savant rhabillage latin Mons Ventosus qui est documenté dès le Xe siècle et qui est le vocable employé par Pétrarque au XIVe siècle[a 2]. Sous l'action d'un ruissellement intensif, celles-ci ont tendance à se désagréger. Ses cabanes étaient édifiées en pierres sèches, argile et branchages. Ce fossile a été rattaché aux Metriorhynchidae, un groupe de reptiles liés aux crocodiles marins[112]. La première proposait des eaux chlorurées-sodiques, la seconde des eaux sulfatées-magnésiennes[132]. Les Dentelles de Montmirail n'ont jamais cessé d'être habitées, depuis la Préhistoire, avec une constante augmentation, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Sa faune la plus remarquable comprend parmi les sauterelles, Euthystira brachyptera ; pour les coléoptères, le dorcadion, Acanthocinus aedilis et Rhagium inquisitor et pour les papillons, une espèce de mélitée[a 43]. Le second, sur le versant nord, est la propriété de Stéphane Rubio, un Picard, depuis le 24 septembre 2005 avec lui aussi 11 ascensions[a 64]. Le Groseau déverse entre 50 et 170 l/s. Quant aux lézards, il en a été relevé quatre espèces : lézard ocellé, lézard vert, lézard des murailles et lézard psammodrome[a 41]. De -155 à -95 Ma, à la fin de l'Oxfordien, le site de cette fosse profonde (marnes noires avec géodes) se met à évoluer vers une bordure de bassin où se forment des calcaires urgoniens blanchâtres massifs, pendant tout le Crétacé inférieur. Cet enfant, dès qu'il eut vingt ans, put recueillir des témoignages et prendre ainsi le nom de son père. Aussi 11 villages perchés à visiter ! Son successeur, Jean XXII, fit venir son vin vieux du Groseau, dont le vignoble fournissait chaque année sept saumées, soit 770 litres de vin liquoreux[69]. Mais c'est un peintre allemand, Jacob Philipp Hackert, qui en 1778 va véritablement innover en prenant pour la première fois le massif comme seul thème dans son tableau Vue du mont Ventoux depuis les environs de Carpentras[a 91]. Après une reconnaissance positive de sa part en mars 1925, il organise au cours de l'hiver 1925-1926 plusieurs excursions avec démonstration de ski dans le vallon des Pointes. Puis, il reprend la route pour rejoindre Sisteron par la vallée du riou de Jabron[a 56]. Liée au soleil et aux vacances, la lavande, dont Jean Giono a dit qu'elle est « l'âme de la Haute-Provence », n'est plus actuellement l'« or bleu » du Ventoux, des Baronnies et de la montagne de Lure[a 77]. En effet, depuis la fin des années 1960, les jeunes ruraux continuent leur scolarité en ville et ne reviennent pas toujours travailler au domaine[42]. Dès 1990, pour soutenir ces travaux, l'UNESCO classe le massif en « réserve de biosphère »[a 83]. Le GR 4 débute l'ascension à Malaucène à l'ouest, emprunte la combe de Comentige avant d'atteindre le col du Comte et en continuant par la combe de Pré Long jusqu'à la station du mont Serein, où un changement de direction au sud permet d'atteindre le sommet. Le marché hebdomadaire de Vaison accueille entre 400 et 450 forains et s’étale dans tout le centre-ville. Les charbonniers désertent le secteur et s'en vont travailler dans les monts de Vaucluse[a 49]. Beaumes de Venise : vue extraordinaire depuis ce mas de village situé sur les hauteurs de La Roque Alric, au cœur des Dentelles de Montmirail et proche du Mont Ventoux. La pébrine, ainsi nommée en 1857 par Karl Wilhelm von Nägeli[101], décima les élevages de vers à soie au milieu du XIXe siècle. Le village est construit sur un mamelon de grès et de sable qui donne son nom à l’appellation. C'est surtout à partir de la Première Guerre mondiale que leur mise en culture a été délaissée et que les céréales, oliviers, arbres fruitiers et vignobles sont descendus en plaine. Cueillie pendant des siècles à l'état sauvage, sa récolte n'a été organisée qu'à partir du XVIe siècle en même temps que la distillation de sa fleur[a 78]. Sa diversité sylvestre a attiré une avifaune très riche. Au Crestet, la vue embrasse les Baronnies et le piémont du Ventoux. C'est une véritable renaissance à laquelle on assiste[85]. À l'est, la plaine de l'Ouvèze et le Plan de Dieu, avec son chapelet de villages[117]. Caniculaire en été du fait de la forte réverbération du soleil sur les lauzes blanches, elle peut descendre à −30 °C en hiver (conditions similaires au désert). Plusieurs produits agricoles sont cultivés ou récoltés au pied et dans les Dentelles de Montmirail. Nombre de dictons font allusion à son « chapeau » ou à son « manteau » pour prévoir le temps dans un avenir plus ou moins proche[a 28]. Les zones rocheuses, de garrigues et de sous-bois n'ont pas les mêmes populations d'oiseaux. Le GR 9 passe par Buis-les-Baronnies et s'oriente rapidement vers le sud où il rejoint peu après le col de Font Combran le GR 91. Le jour même de son exécution, sa maison située près de la commanderie de Saint-Jean-le-Vieux fut pillée et rasée par la population. La variante GR 91a relie par le bas du versant sud le GR 91 et le GR 9. Elle a pour la première fois été signalée par Augustin Deloye[54] et décrite lors du congrès des archéologues de France en 1855. Les apiculteurs y récoltent un miel « toutes fleurs » (thym, sarriette, romarin, sainfoin, etc.)